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La surcompensation : le cheval de bataille du préparateur physique

La surcompensation : le cheval de bataille du préparateur physique

Le secret pour la surcompensation? La périodisation!

Par Pierre-Luc Dubé

 

La périodisation de l’entraînement est en fait le plan de match d’un préparateur physique. C’est une ligne de conduite permettant, entre autres, d’agencer les qualités physiques nécessaires à la performance d’un athlète.

La périodisation doit être basée sur les événements principaux d’une saison. Il existe plusieurs moyens de programmer l’entraînement d’un athlète. Il n’y a pas de recette miracle et l’approche doit être adaptée selon le quotidien du client. Par exemple, pour un athlète encore aux études, il faut considérer sa charge d’études, son nombre d’heures de travail, ses vacances, etc. Ainsi, avec un plan écrit il devient plus facile de planifier le tout et d’éviter les oublis. Pour le présent article, il n’y aura pas de détails touchant directement à la périodisation, mais plutôt au but et aux principes visés par la programmation d’entraînement. La formation offerte par Myriam Paquet vous aidera à utiliser et bien comprendre les différentes modalités de la planification d’entraînement afin de mieux répondre aux objectifs de performances des clients.

La fatigue est un principe primordial dans l’entraînement. C’est ce paramètre qui permet les adaptations musculaires et physiologiques. La fatigue réduit nos capacités de performance et elle sera plus ou moins prononcée selon l’intensité et la nature des entraînements.

Avec la fatigue, vient la récupération. Elle permet la mise en place des adaptations liées aux entraînements, mais est souvent négligée. Une expression intéressante démontre bien ce point : « Rest as hard as you train. » Ce n’est pas faux, car plus on engendre une fatigue importante via l’entraînement plus le repos devra être long. Si la récupération n’est pas optimale, une accumulation de fatigue sera observée et finira par se traduire par ce qu’on appelle le surentraînement.

Néanmoins, si l’entraînement est bien planifié, notre athlète pourra bénéficier du but ultime de la périodisation : la surcompensation. C’est un phénomène qui se définit comme l’augmentation des capacités physiques au-delà du niveau initial d’un individu suite à un cycle de fatigue prononcée et de récupérations répétées dans le temps. La littérature semble démontrer une amélioration allant jusqu’à 3% de la performance durant cette période. La périodisation a pour but de créer une surcompensation au bon moment dans l’année de compétition d’un athlète. Elle prend normalement place à l’intérieur d’une période appelée « affûtage » ou « taper ». Il existe divers modèles d’affûtage pouvant être utilisés afin de favoriser le phénomène de surcompensation. Ils répondent cependant à certaines règles de base :
• L’intensité est normalement maintenue ou augmentée
• Le volume est réduit entre 40% et 60% par rapport au volume maximal atteint à l’intérieur d’un même mésocycle
• La fréquence d’entraînement reste relativement élevée (plus de 80%)
• L’affûtage peut être d’une durée de 4 à 28 jours selon le profil et l’expérience de notre athlète
• Le volume est réduit progressivement

Il n’existe pas de recette préfabriquée quant à la planification d’entraînement. Il est cependant essentiel d’avoir une ligne directrice afin de s’assurer d’introduire tous les paramètres importants à développer dans une optique de performance. De plus, au-delà de la demande du sport, il est nécessaire de prendre en considération le quotidien de notre athlète. Ainsi, lorsque le jour J arrivera, celui-ci sera au maximum de sa capacité et même plus.

Références

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